Nov 18

Aubain Sagna, Sg ministère Transports : « Il convient de proposer un projet d’agenda d’application des dispositions du règlement 14 au Sénégal et ce, à compter du 31 décembre 2021 »

Les ministères en charge des infrastructures ont mis en place le règlement N°14/2005/CM/UEMOA relatif à la préservation du patrimoine routier le 19 septembre 2019. Une disposition mise en place pour une gestion efficace du réseau routier de l’espace qui se dégrade avant la date indiquée à cause de la surcharge des véhicules. C’est pourquoi, à l’occasion de l’atelier d’information et de sensibilisation sur ce règlement tenu ce mardi 16 novembre 2021 à Dakar, le secrétaire général du ministère des Infrastructures propose un agenda. « Il convient de proposer un projet d’agenda d’application des dispositions du règlement 14 au Sénégal et ce, à compter du 31 décembre 2021 », fait-il savoir.

C’est ainsi qu’il a rappelé les conclusions des échanges des ministres en septembre 2019. « Échanger sur le nouvel agenda de mise à niveau des dispositions du règlement 14 de l’UEMOA suite à la stratégie d’application effective et concomitante du dérèglement, laquelle stratégie adoptée lors de la réunion des ministres en charge des infrastructures tenue le 19 septembre 2019 à Dakar. Lors de cette réunion l’application de ces points est exigée : la tolérance globale de 15% sur les poids et charges à l’essieu admis par l’UEMOA ; le délestage de toutes surcharges au-delà de cette tolérance ; l’application des amendes de la surcharge pour un montant de 20 mille francs Cfa par tonne concernant le transport national et de 60 mille francs par tonne pour le transport international ; les amendes de 50 millions appliquées aux plateformes qui ne se conforment pas au règlement 14 de l’UEMOA. Ce sont les plateformes productrices de 200 mille tonnes par an, les amendes de 200 mille par camion contrôlé non conforme sur le réseau national routier en provenance des plateformes ».

Cependant, il précise que « ce sont autant de résolutions prises par les ministres pour lutter contre la surcharge à l’essieu. Le Sénégal a fait beaucoup d’efforts dans la mise en oeuvre de  ces mesures. On observe une persistance de la dégradation du réseau routier liée à la surcharge au niveau de l’essieu. Et pour conséquence, la non rentabilité de l’application dans nos pays. Il s’y ajoute la lancinante question de l’insécurité routière fortement liée à la surcharge à l’essieu mais aussi l’impact de cette problématique d’insécurité routière relativement à nos politiques de développement économique de l’espace », conclut Aubain Sagna